30ème Dimanche du temps ordinaire   Année A

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Dieu est amour !

En ce dimanche l’Église nous donne cette Parole pour que nous élevions nos yeux vers le ciel et exulter en action de grâces.

Dieu a révélé et déclaré son amour aux hommes en se choisissant un peuple et à la plénitude des temps, il a manifesté cet amour en la personne de son Fils. Il l’a envoyé dans le monde comme victime de propitiation pour nos péchés puis, par l’Esprit Saint, il a inondé nos vies afin que nous puissions être heureux. Dieu nous a unis à son Unique, comme un époux à son épouse dans la justice et la fidélité en nous donnant tout pour que nous puissions revenir au Père. Cet amour du Seigneur nous invite à le désirer pleinement, à attendre qu’il accomplisse les promesses des fiançailles en nous donnant sa tendresse, son amitié, la certitude qu’il ne va pas nous abandonner, qu’il ne permettra pas que nos vies connaissent la corruption.

Personne ne peut donner ce qu’il n’a pas comme personne ne peut aimer s’il n’a d’abord été aimé. Pour cette raison l’Église s’évertue de génération en génération à annoncer l’amour de Dieu pour que, l’ayant expérimenté dans notre vie, nous puissions répondre à l’amour par l’amour.

Jésus entre en dialogue avec les pharisiens, mais il va au-delà de leurs questions et démonte l’hypocrisie de leurs cœurs. Il proclame le SHEMA ISRAËL, la prière quotidienne des juifs pieux et proclame que Dieu est l’Unique, celui qui est intervenu dans l’histoire du peuple et qui dans son amour gratuit se présente comme le seul qui peut aujourd’hui encore donner à l’humanité le salut et le bonheur. Nous tous, nous avons cru que le bonheur nous venait des idoles de ce monde, de César, de nos projets ou et de nos plans idolâtriques. Pour cela cette génération crie dans les rues et tague sur les murs de la cathédrale : « Ni Dieu, ni maître, ni police, ni profs… »  dans un refus de toute autorité, à l’image du Père du mensonge qui affirmait : « Non Serviam ! »

Eh bien Jésus en montrant que l’amour de Dieu est inséparable de l’amour du prochain, en mettant ensemble ces deux commandements et en les équiparant, nous enjoint d’aimer ceux qui nous sont proches, qui vivent et travaillent avec nous, parce qu’ils sont la voie pour aimer Dieu. La 1ère lettre de saint Jean affirme en effet que nous serions des menteurs si nous disions que nous aimons Dieu alors que nous haïssons nos frères, si nous leur sommes indifférents ou portons sur eux des jugements téméraires. Jésus est le seul qui nous a aimé jusqu’au bout et nous a montré la mesure de l’amour : celle avec laquelle nous sommes aimés, celle vers laquelle nous devons tendre dans notre vie, et celle qui comblera tous les désirs de notre cœur au ciel. Lui le premier nous a servis et dans sa fidélité répandra cet amour dans nos cœurs par l’Esprit Saint afin de nous rendre capables d’aimer dès cette vie comme il nous a aimés. C’est là que se trouve la réalisation pleine et totale de tout Homme, dans une donation totale et sincère de sa vie.